Vous savez faire votre travail. On vous le dit, même. Et pourtant, à chaque réunion, vous laissez passer votre tour. Vous préparez trois fois plus que les autres, vous vous excusez d’exister, et quand un compliment arrive, vous entendez « ils n’ont pas encore remarqué ».
Ce décalage entre ce que vous valez objectivement et ce que vous ressentez, c’est le terrain du manque de confiance en soi. Cet article détaille comment il se travaille concrètement, séance par séance.
Qu’est-ce que le manque de confiance en soi ?
Ce n’est pas de la timidité, et ce n’est pas un défaut de personnalité. C’est un ensemble d’habitudes mentales et comportementales qui se sont installées, souvent tôt, et qui se renforcent toutes seules.
Le mécanisme est presque toujours le même. Une croyance s’installe — « je ne suis pas légitime ». Elle produit un comportement d’évitement — je ne prends pas la parole. L’évitement empêche l’expérience qui contredirait la croyance. Et l’absence de contre-preuve confirme la croyance. Le cercle tourne sans jamais rencontrer de réalité.
La bonne nouvelle tient dans cette description : ce qui s’est appris peut se désapprendre. Pas par la volonté seule, mais en cassant le cercle à un endroit précis.
Il faut distinguer trois choses que l’on confond souvent :
- L’estime de soi — la valeur que je m’accorde, indépendamment de mes résultats.
- La confiance en soi — ce que je crois être capable de faire, dans une situation donnée.
- L’affirmation de soi — ma capacité à exprimer ce que je pense et à poser des limites.
On peut avoir une excellente confiance dans son métier et aucune affirmation de soi en réunion. Identifier lequel des trois est en jeu détermine tout le reste du travail. C’est l’objet de la première séance.
Comment se déroule le programme, séance par séance ?
Le programme dure cinq séances d’environ une heure, généralement espacées de deux à trois semaines. Cet intervalle n’est pas une contrainte d’agenda : c’est le temps nécessaire pour que ce qui s’est dit en séance se teste dans la vraie vie.
Séance 1 — Poser le vrai sujet
On part de situations concrètes, pas de généralités. Pas « je manque de confiance », mais « mardi, en comité, je n’ai pas défendu mon chiffre ». On identifie les déclencheurs, les contextes où la confiance est intacte — il y en a toujours — et lequel des trois niveaux est réellement en jeu.
On fixe ensuite un objectif observable. « Avoir confiance » ne se mesure pas. « Prendre la parole une fois par comité sans l’avoir préparé mot à mot » se mesure.
Séance 2 — Repérer le discours intérieur
Nous travaillons sur la voix critique : cette phrase qui tourne en boucle avant chaque situation exposée. Le but n’est pas de la faire taire — c’est rarement possible — mais de la reconnaître comme une hypothèse et non comme un fait, et de lui opposer des éléments concrets.
À la fin de cette séance, vous repartez avec un premier exercice d’observation. Rien à réussir, juste à noter.
Séance 3 — Reconstituer les preuves
Le manque de confiance a une particularité : il efface la mémoire des réussites. On refait donc l’inventaire — compétences réelles, obstacles déjà franchis, retours reçus et jamais enregistrés. Ce travail semble simple. Il est souvent le plus déstabilisant, parce qu’il met en évidence l’écart entre les faits et le récit que vous en faites.
C’est ici qu’a lieu le bilan à mi-parcours : on vérifie ensemble que l’objectif fixé en séance 1 est toujours le bon, et on l’ajuste si nécessaire.
Séance 4 — Passer à l’acte, en petit
La confiance ne se décrète pas, elle se constate. Nous construisons donc une progression d’actions calibrées : assez inconfortables pour compter, assez petites pour être faites. Une prise de parole préparée, un désaccord exprimé, une demande formulée.
Chaque action réalisée devient une preuve que la croyance de départ ne tient pas. C’est l’endroit exact où le cercle se casse.
Séance 5 — Consolider et se passer du coach
Dernière séance : on repasse le chemin parcouru, on identifie ce qui a réellement produit du changement, et on prépare les situations à venir. L’objectif affiché du coaching est de devenir inutile. Vous repartez avec vos propres repères, pas avec une dépendance à des séances.
Ce que le programme n’est pas
Trois précisions, pour éviter les malentendus.
Ce n’est pas de la pensée positive. Se répéter devant un miroir qu’on est formidable ne produit rien de durable si aucune expérience ne vient le confirmer. Le travail passe par des actions réelles.
Ce n’est pas une thérapie. Le coaching part de la situation présente et de l’objectif. Si le manque de confiance s’enracine dans un traumatisme, une dépression ou un trouble anxieux caractérisé, l’outil adapté est un suivi psychologique ou médical. Ce point se vérifie dès le premier rendez-vous, et l’orientation se fait sans détour.
Ce n’est pas une garantie de résultat. Aucun coach sérieux ne peut promettre un résultat, parce que le travail se fait entre les séances, par vous. Ce qui est garanti, c’est le cadre, la méthode et la régularité.
Pour qui ce programme est-il pensé ?
Les situations les plus fréquentes :
- Prise de parole — réunions, présentations, entretiens, prise de poste.
- Légitimité professionnelle — promotion récente, reconversion, reprise après une longue absence.
- Affirmation de soi — difficulté à dire non, à poser des limites, à négocier.
- Après un coup dur — licenciement, échec de projet, séparation, période qui a entamé la confiance.
- Dirigeants et managers — solitude du poste, syndrome de l’imposteur, décisions difficiles à assumer seul.
Le programme s’adresse aux personnes en bonne santé psychique qui veulent avancer sur un objectif identifié.
Tarifs et modalités pratiques
| Formule | Contenu | Tarif |
|---|---|---|
| Premier rendez-vous | Prise de contact, clarification de la demande, orientation si besoin | Gratuit |
| Séance à l’unité | Environ 1 heure, en cabinet ou en visio | 70 € |
| Programme confiance | 5 séances, suivi entre les séances, bilan à mi-parcours | 320 € |
| Entreprise | Ateliers et formations collectives ou individuelles | Sur devis |
Lieux : cabinet à Lyon 9e, cabinet à Bessenay (Ouest lyonnais), ou visio partout en France. Les formules peuvent être alternées d’une séance à l’autre.
Règlement : par chèque ou en espèces. La prise de rendez-vous se fait par téléphone ou par email.
Coaching confiance en soi : vos questions
Le programme est construit sur cinq séances d’environ une heure, espacées de deux à trois semaines, soit un accompagnement de deux à trois mois. Cette durée correspond au temps nécessaire pour que les actions travaillées en séance soient réellement testées entre deux rendez-vous. Certaines personnes avancent plus vite, d’autres prolongent : le format s’ajuste au bilan de mi-parcours.Combien de séances faut-il pour reprendre confiance en soi ?
L’estime de soi est la valeur que l’on s’accorde, indépendamment de ses résultats. La confiance en soi est ce que l’on se croit capable de faire dans une situation donnée. L’affirmation de soi est la capacité à exprimer ce que l’on pense et à poser des limites. On peut avoir une bonne confiance dans son métier et aucune affirmation de soi en réunion : identifier lequel des trois est en jeu est précisément le travail de la première séance.Quelle est la différence entre estime de soi, confiance en soi et affirmation de soi ?
Non. Le coaching travaille sur le présent et l’objectif, avec des actions concrètes entre les séances. Il s’adresse à des personnes en bonne santé psychique. Si le manque de confiance s’enracine dans un traumatisme, une dépression ou un trouble anxieux caractérisé, un suivi psychologique ou médical est l’outil adapté : ce point est vérifié dès le premier rendez-vous et l’orientation se fait alors sans détour.Le coaching en confiance en soi est-il une thérapie ?
Le programme de cinq séances est à 320 €, contre 70 € la séance à l’unité — soit 30 € d’économie. Le premier rendez-vous de prise de contact est gratuit et sans engagement. Les interventions en entreprise sont établies sur devis.Combien coûte le programme confiance en soi ?
Oui, partout en France, et il est possible d’alterner visio et présentiel d’une séance à l’autre. Le présentiel apporte cependant des informations que l’écran ne transmet pas — respiration, posture, regard — qui sont souvent au cœur du sujet. Les cabinets se trouvent à Lyon 9e et à Bessenay.Les séances peuvent-elles se faire en visio ?
Non, c’est même la situation la plus courante. Formuler la demande fait partie du travail, pas de ses prérequis. Le premier rendez-vous sert exactement à cela : partir de situations concrètes et récentes, et en dégager ensemble le vrai sujet.Je ne sais pas formuler mon problème, est-ce un frein ?
C’est possible dans un cadre professionnel : un coaching peut être pris en charge par l’employeur ou intégré à un plan de développement des compétences, en particulier pour une prise de poste, un accompagnement de manager ou un travail sur la prise de parole. Un devis adapté peut être établi sur demande.Mon employeur peut-il financer ce coaching ?
Le premier échange est gratuit — et sert d’abord à vérifier que c’est le bon outil pour vous.
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